A Melbourne, nous avons continué à faire les touristes: koalas et kangourous, musées, open de tennis. Mais comme je l'avais déjà écrit, Melbourne c'est la ville où j'ai grandi entre 6 et 12 ans, donc nous avons fait quelques entorses au programme traditionnel, avec un petit tour dans les suburbs et des retrouvailles bien sympa.Pour bien cerner la région de Melbourne, nous n'avons rien trouvé de mieux que de passer par le « deuxième aéroport », comprendre celui de la ville voisine de Geelong, qui avait un petit goût de bush et de low cost... Nous sommes arrivés tard le soir, dans notre backpacker (=auberge de jeunesse) immaculé aux allures un peu industrielles (5 ou 6 étages dédiés, quand même) et avons fait ce que font tous les voyageurs un peu paumés, tard, dans des lieux légèrement excentrés: nous avons mangé au Macdo et bu une bière (enfin, une énooooorme pichet qui était en happy hour) au bar du backpackers...
Notre premier vrai jour à Melbourne, nous avons fait un bon tour dans la City, ce qui a valu à François de remarquer que les gens avaient l'air plus intelligent à Melbourne qu'à Sydney (comprenez, ils ne sont pas tous entrain de faire du sport à toute heure de la journée). Sur ces sages réflexions, nous nous sommes empiffrés de dumplings (bouchées vapeur et autres raviolis chinois) à Chinatown, avant de rejoindre Patrick.
Mais qui est Patrick? Excellente question! Sachez que quand mes parents et mois sommes arrivés en Australie en 1987, un jeune volontaire du service national venait enseigner les mathématiques précisément dans l'école française que dirigeait mon père... c'était Patrick, qui était sensé rester deux ans et qui est toujours à Melbourne. Pendant les six années que nous avons passées en Australie, il a été – dans le désordre - mon prof d'histoire-géo, mon baby-sitter, le principal fournisseur de mes lectures en anglais après mon départ d'Australie grâce à l'énorme de caisse de classiques qu'il m'avait offerte, le super copain de mes parents, le clown qui a précédé la mode du pantalon de jogging dans les chaussettes, etc. Et malgré tout, les années aidant, ben on s'était perdus de vue. Et pourtant, ça a été particulièrement cool d'aller boire un pot avec Patrick sur les bords de la Yarra, on a eu plein de chouettes conversations et François a pu compléter son dossier d'anecdotes d'enfance croustillantes à mon égard. Et même que deux jours plus tard, Patrick nous a emmenés manger chez un chouette vietnamien où il a pu nous montrer quelques photos tirées de ses archives.
Mais figurez-vous qu'après le bon tour dans la City et le pot avec Patrick, notre journée n'était pas terminée. Nous avons profité de nos billets « after five » pour l'Open d'Austalie, où nous avons vu un match simple messieurs qui nous a totalement mis en haleine et un double où jouaient deux Australiens, ce qui nous a permis de profiter des talents d'entertainers d'un groupe de supporters locaux déjantés. Ca m'a aussi rappelé des souvenirs, parce qu'à l'époque où j'étais la nouvelle Monica Selles (enfin, dans ma tête), eh bien mon père m'avait emmenée plein de fois à l'Open d'Australie, souvent avec des billets que ma mère avait dégotés au consulat de France où elle travaillait. A la différence de Rolland Garros, il y a à Melbourne une grosse grosse ambiance, et le fait qu'il y ait plein de communautés d'origine étrangère qui viennent soutenir « leurs » joueurs n'y est pas pour rien (cette fois-ci, nous avons eu des Croates en folie).
Le lendemain, c'était dimanche, et nous avons suivi les bons conseils de la petite dame de l'office du tourisme pour bénéficier du super tarif du dimanche sur le bus et le train et aller vois plein plein plein d'animaux super cools à Healesville Sanctuary, qui est une sorte de zoo dans le bush qui rassemble toutes sortes d'animaux australiens. Je vais vous épargner la montagne de photos trop choupinou et me contenterai de vous dire que François a préféré le diable de Tasmanie (je ne suis pas sûre que ses prouesses de petit marsupial carnivore soient en cause et soupçonne fortement que c'est la nature très « pendante » de ses testicules qui a fait pencher la balance). Quant à moi, j'ai craqué pour la koala, ce qui manque un peu d'originalité, mais que voulez-vous, c'était la première fois que j'en voyais d'aussi près! Enfin, pour clore le palmarès, l'animal le plus dangereux n'était pas un des nombreux serpents venimeux, mais l'ibis qui a sauvagement piqué un morceau de la meat pie de François avant que je ne parvienne à le chasser (je n'ai malheureusement pas pu cacher son forfait à François à son retour des toilettes, ni échapper au ridicule du moment où j'ai poussé des cris suraigus pour défendre notre pitance)...La suite de nos aventures la tête en bas seront-elles aussi folles et empreintes de goffytude? Vous le saurez au prochain épisode! En attendant, sachez que dans le vraie vie, celle où on n'a pas pris du retard dans son blog, nous avons quitté Auckland au bout d'une semaine à bord de notre magnifique Mitsubishi Chariot, une 7 place, s'il vous plait, et que j'ai réussi à conduire à gauche plus de 400 km en direction de l'Est.
Julia
Et je rajouterai ceci : Joyeux anniversaire François!!!!
RépondreSupprimerTu m'ôtes le clavier de la bouche Marie (tout' façon c'était pas très bon). Quand aux voyageurs invertébrés, vivement La suite de vos aventures! Bises
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